Casinos en ligne avec licence Curaçao en 2026 : cinq marques, zéro agrément ANJ

Updated septembre 2026
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La licence Curaçao est l’un des marquages les plus répandus sur les casinos en ligne qui touchent les joueurs français. C’est aussi l’un des plus mal compris. Elle se présente comme une garantie, alors qu’elle ne dit rien de la légalité d’exploiter un casino depuis Curaçao vers la France, ni du statut du joueur français face à un opérateur basé là-bas. Cette page reprend ce que l’ANJ publie, ce que la liste noire recense, et ce que cela représente pour quelqu’un qui cherche à jouer en ligne depuis le territoire français en 2026.

Un panneau d'avertissement numérique affichant un accès bloqué sur un écran d'ordinateur.
La liste noire de l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, contient 4 845 lignes de sites bloqués.

Le point de départ est inconfortable pour le lecteur qui cherche une alternative : l’ANJ n’agrée aucun casino en ligne en France. Les casinos en ligne proposant des machines à sous, de la roulette, du blackjack ou du baccarat ne peuvent pas obtenir d’agrément français, quel que soit le contenu de leur offre ou leur sérieux opérationnel. Une licence Curaçao ne change pas cette ligne, elle l’illustre : elle signale un opérateur offshore qui opère en dehors du cadre français.

État des données au 22 septembre 2026, vérifié contre la liste des opérateurs agréés publiée par l’ANJ et contre le fichier CSV de la liste noire de l’ANJ.

Le palmarès des casinos Curaçao atteignant la France

Classer ces marques comme si elles étaient comparables à des opérateurs agréés serait trompeur. Aucune ne l’est. Le palmarès qui suit existe pour une raison différente : identifier, parmi les marques Curaçao qui touchent les joueurs français, celles qui apparaissent le plus souvent dans la liste noire de l’ANJ. L’unité de comparaison n’est pas la qualité du jeu, c’est l’exposition au blocage administratif. Cinq marques émergent du fichier CSV publié par l’ANJ.

Une rangée d'écrans d'ordinateur éteints dans un bureau vide.
Selon un site d’actualité consulté le 9 septembre 2026, la liste noire de l’ANJ comptait 427 domaines de jeux illégaux, mise à jour au 1er avril 2026.

Le tableau qui suit prend ces cinq marques et les ordonne par empreinte dans la liste noire : nombre de domaines bloqués, ancienneté du premier blocage, récence du dernier. Les chiffres sont lus directement depuis le CSV public de l’ANJ. Aucun site listé ici n’est agréé par l’ANJ.

Marque Sur la liste noire ANJ Première décision de blocage Domaines bloqués recensés Support sujet
LeonBet Oui 15 décembre 2023 116 Non
Betify Oui 4 mars 2024 46 Non
Alexander Casino Oui 13 novembre 2024 12 Non
MyStake Oui 13 juin 2022 10 Non
Lucky Treasure Oui 14 juin 2023 7 Non

LeonBet arrive en tête du tableau avec 116 domaines bloqués, mais c’est aussi la marque dont le dernier blocage date de novembre 2025 — un mois avant l’ouverture de cette page, donc. Betify le suit avec 46 domaines et un dernier blocage très récent (mai 2026). Alexander Casino, plus jeune dans le fichier (premier blocage fin 2024), compte déjà 12 domaines bloqués. MyStake et Lucky Treasure ferment la marche avec des volumes plus modestes, mais leurs premiers blocages remontent à 2022 et 2023 — l’ANJ les surveille depuis plus longtemps que les autres.

LeonBet : 116 domaines, premier de la liste noire

Léonbet n’apparaît pas dans le tableau comme un choix, mais comme une mesure. Le fichier CSV de l’ANJ compte 116 entrées distinctes sous le libellé « LEONBET », couvrant le domaine nu (Leon.bet), des variantes (leon.casino, leon.net, leon1.casino) et une longue série de domaines miroirs ciblant explicitement le marché français (leon-bet-casino-france.club, leon100.bet et plus d’une centaine d’autres). La première décision de blocage date du 15 décembre 2023, la dernière du 20 novembre 2025 — c’est-à-dire quelques mois avant la rédaction de cette page.

L’ANJ bloque les domaines par décision administrative, et chaque décision vise une URL précise. Le fait qu’une seule marque génère 116 lignes signifie qu’elle renaît sous d’autres noms à chaque fois qu’un domaine est bloqué. C’est un indicateur d’effort commercial soutenu vers le marché français, pas un indicateur de qualité.

Le coût réel pour un joueur français qui s’y inscrirait : aucun des 116 domaines ne mène à un opérateur agréé, et la protection ANJ (IVJ, contrôle des dépôts, médiation) ne s’applique pas. Si un litige survient, il faudra le régler face à un opérateur basé à Curaçao, dans un cadre juridique qui ne reconnaît pas les droits ouverts aux joueurs français par l’ANJ.

Betify : 46 domaines, dernier blocage en mai 2026

Betify illustre le même mécanisme à une échelle plus réduite : 46 domaines recensés sous le même libellé, dont betify-casino-officiel.com, betify-casino.fr, betify-fr.fr, betify-france.app, betify-france.casino et quarante autres. Premier blocage le 4 mars 2024, dernier le 26 mai 2026 — c’est-à-dire trois mois avant la rédaction.

Betify se distingue de LeonBet sur un point : la récence du dernier blocage. Là où LeonBet montre une pression administrative qui ralentit, Betify montre une pression qui continue. Une marque qui reçoit encore de nouvelles décisions de blocage quelques mois avant la rédaction n’a pas cessé son ciblage du marché français.

Pour un joueur, cela veut dire que l’adresse qu’il utilisera pour se connecter sera probablement bloquée avant qu’il ne l’ait longtemps en main. C’est l’inverse d’une garantie de continuité d’accès.

Alexander Casino : 12 domaines, premier blocage fin 2024

Alexander Casino apparaît plus tard dans le fichier CSV : premier blocage le 13 novembre 2024, dernier le 19 février 2026. Les douze domaines recensés incluent alexander-casino.bet, Alexander Casino, alexander-casino.org et plusieurs miroirs promotionnels (alexanderbonus.com, alexanderbonusplay.com, entre autres).

Le délai entre la première apparition dans le fichier et le dernier blocage connu — un peu plus d’un an — montre une marque qui accumule rapidement des décisions administratives. Pour un joueur, cela signifie qu’Alexander Casino n’a pas encore stabilisé sa stratégie de contournement, et chaque nouveau blocage rebat les cartes.

MyStake : 10 domaines, blocage le plus ancien

MyStake est la marque au passé le plus chargé du palmarès. Premier blocage le 13 juin 2022 — c’est-à-dire avant que plusieurs des autres marques du palmarès n’existent dans le fichier. Dernier blocage connu : 26 avril 2023. La marque a généré dix entrées distinctes dans la liste noire, parmi lesquelles my-stake.casino, my-stake.fr, mybetstake.com, Mystake.bet, mystake.cc.

L’absence de blocage récent dans le fichier CSV (entre avril 2023 et la rédaction de cette page) ne signifie pas que l’ANJ a cessé de surveiller MyStake : la liste noire est mise à jour par décisions ponctuelles, et un fichier CSV public peut très bien ne pas refléter l’état le plus récent. MyStake reste sur la liste, sans qu’on sache exactement à quelle fréquence l’ANJ complète le fichier.

Pour un joueur français, MyStake pose la question inverse des autres marques : c’est la marque la plus ancienne de la liste, donc la plus susceptible d’avoir construit une audience française durable. C’est aussi celle dont l’ANJ a le plus de recul.

Lucky Treasure : 7 domaines, fin de blocage en avril 2024

Lucky Treasure ferme le palmarès avec sept domaines bloqués : justluckytreasure.com, Lucky Treasure, luckytreasurecampaing.com, luckytreasureone.com, luckytreasureslots.com, luckytreasurevip.com et un autre. Premier blocage le 14 juin 2023, dernier le 11 avril 2024.

Sept domaines, c’est l’empreinte la plus légère du palmarès. Mais le palmarès lui-même est un sous-ensemble de la liste noire : Lucky Treasure n’est pas « petit » au sens d’inoffensif. L’ANJ l’a inscrit, et la marque n’a pas obtenu d’agrément.

Pour le joueur, Lucky Treasure pose la question typique des marques Curaçao : ce qui est proposé n’est pas ce qui est autorisé. La taille du palmarès ne change rien au statut juridique.

Bande de domaines bloqués par marque dans le palmarès

À partir du fichier CSV de l’ANJ, voici la distribution des domaines bloqués par marque du palmarès : de 7 (Lucky Treasure) à 116 (LeonBet), avec un total cumulé de 191 domaines pour les cinq marques. La médiane du palmarès se situe à 12 (Alexander Casino), mais la moyenne — 38,2 — est tirée vers le haut par LeonBet. Aucune des cinq marques ne descend en dessous de sept domaines, ce qui confirme qu’aucune n’est un cas isolé : chacune représente un effort de ciblage du marché français.

Ce qu’un joueur doit en tirer : si l’objectif est d’accéder à un casino en ligne sans être bloqué, choisir la marque au plus petit nombre de domaines ne change rien au principe — toutes bloquent l’accès par décision administrative. Le seul effet du choix est le délai avant qu’une nouvelle décision ne frappe la marque.

Le fonctionnement de la licence Curaçao et ce qu’elle couvre réellement

Une licence Curaçao est un agrément délivré par le Curaçao Gaming Control Board (ou son prédécesseur, le Curaçao eGaming Licensing Authority). Elle permet à un opérateur d’offrir des jeux d’argent en ligne depuis Curaçao. Elle ne lui permet pas, automatiquement, d’offrir ses services partout dans le monde. Elle ne lui donne pas non plus de droits particuliers face aux autorités d’un pays où il opère sans agrément local.

Un globe terrestre posé à côté d'un ordinateur portable affichant une carte du monde.
La liste des opérateurs agréés publiée par l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, ne compte que 17 opérateurs.

Le « Curaçao eGaming » reste le marquage le plus visible, mais depuis 2023 le Curaçao Gaming Control Board a repris la main sur la régulation, et les licences LOK (Landen van Onze Koninkrijk) distinguent désormais les sous-types B2C et B2B. Pour le joueur français, ce détail ne change rien : la licence Curaçao régule l’opérateur offshore, pas le service rendu à un résident français. C’est l’ANJ qui décide qui a le droit d’offrir du jeu en France, et sa liste de catégories agréables ne comprend pas les casinos en ligne.

Le coût caché d’une licence Curaçao pour un joueur français est asymétrique : l’opérateur a une licence officielle, le joueur n’a pas de statut protégé. En cas de litige sur un retrait, sur une condition de bonus ou sur une fermeture de compte, le joueur se retrouve face à un médiateur Curaçao, dont les décisions ne s’imposent pas en France. C’est exactement le scénario que la liste noire essaie de prévenir.

L’interdiction et le blocage : comment l’ANJ tient le marché

L’ANJ tient deux instruments visibles au public. Le premier est la liste des opérateurs agréés, publiée sur le site de l’ANJ. Au 22 septembre 2026, elle compte 17 entités juridiques titulaires d’un agrément, réparties sur trois verticales : les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle (poker). Aucun casino en ligne n’y figure. Le second est la liste noire des sites de jeux d’argent et de hasard interdits en France, publiée sous forme de fichier CSV, avec les colonnes « SITE ; URL ; DATE DE LA DECISION ».

Au 22 septembre 2026, le fichier CSV de la liste noire contient 4 845 lignes. Ce chiffre n’est pas une estimation : c’est le décompte lu directement dans le fichier publié par l’ANJ. Chaque marque bloquée apparaît en général sous deux à trois lignes (le domaine nu, sa variante « www » et d’éventuels miroirs), ce qui explique qu’une marque à 116 domaines représente un volume cumulé de plusieurs centaines de lignes.

La liste noire est « non-exhaustive » selon la formulation officielle de l’ANJ. Cela signifie deux choses pour un joueur : premièrement, l’absence d’une marque dans la liste ne la rend pas légale pour autant ; deuxièmement, un site Curaçao inconnu d’un joueur français a de bonnes chances d’apparaître dans la liste sans qu’il le sache.

Les verticales agréées par l’ANJ : où jouer en France légalement

Sur les 17 entités agréées par l’ANJ, aucune ne propose de casino en ligne. La liste verticale est verrouillée : paris sportifs (presque tous), paris hippiques (une moitié), poker (les trois quarts). Les marques les plus visibles sont Winamax (winamax.fr, poker et paris sportifs), Pari Mutuel Urbain (pmu.fr, paris sportifs, hippiques, poker), Betclic (betclic.fr, les trois verticales), bet365 (sports, hippiques, poker), PokerStars via Reel Malta (poker), B.E.S. SAS pour Bwin et PartyPoker (sports et poker), Genybet (sports et hippiques uniquement), Betsson (sports uniquement) et Netbet (sports uniquement).

Pour un joueur français qui cherche un casino en ligne, cette liste est le négatif photographique de son besoin : elle dit précisément ce qui n’est pas autorisé. Aucune marque agréée ne couvre les machines à sous, la roulette en ligne, le blackjack ou le baccarat. La loi du 12 mai 2010, complétée par le décret du 13 mai 2010, verrouille ce périmètre depuis l’origine ; la tentative de légalisation a été abandonnée le 28 octobre 2024 et le statu quo tient toujours en 2026.

Sanction de la publicité pour sites non agréés

La publicité pour un site de jeu non agréé en France est un délit, passible d’une amende de 100 000 €. Cette disposition vise les éditeurs, les affiliés et les opérateurs eux-mêmes. Elle s’applique aussi aux comparateurs et aux sites de contenu qui présenteraient un casino Curaçao comme une option de jeu « disponible en France ». Décrire un opérateur non agréé reste possible — c’est de l’information. Le présenter comme un choix de jeu ouvert aux résidents français ne l’est pas.

Pour un lecteur qui croise un article promouvant un casino Curaçao, l’absence d’agrément ANJ est la première chose à vérifier. L’absence de cette mention n’est jamais un oubli : c’est, le plus souvent, le signe que l’auteur contourne la disposition.

Jeu responsable : ce que la Curaçao ne fournit pas

L’ANJ impose aux opérateurs agréés plusieurs outils que les casinos Curaçao ne proposent jamais, ou proposent sous une forme sans valeur juridique française. Le premier est l’interdiction volontaire de jeux (IVJ) : auto-exclusion nationale, minimum trois ans, gratuite, applicable à tous les opérateurs agréés en 72 heures. Un résident français qui s’inscrit sur l’IVJ bloque l’accès à Winamax, Betclic, PMU, PokerStars et aux autres, en une seule démarche. Le dispositif est en ligne depuis mai 2026 et fonctionne sans frais.

Un casino Curaçao ne reconnaît pas l’IVJ. S’inscrire sur la liste ANJ ne ferme pas le compte chez LeonBet, Betify, Alexander Casino, MyStake ou Lucky Treasure. L’auto-exclusion nationale n’existe pas pour ces marques. C’est la différence opérationnelle la plus nette entre les deux régimes.

Le second outil est le plafonnement des dépôts. L’ANJ impose aux opérateurs agréés un plafond par défaut de 200 € hebdomadaire pour les dépôts, ajustable par le joueur mais jamais à la hausse sans vérification. Un casino Curaçao n’a pas ce plafond, et applique ses propres limites — qui ne sont pas forcément plus élevées, mais ne sont pas encadrées par l’ANJ.

Le troisième est la médiation. L’ANJ offre un médiateur accessible aux joueurs en cas de litige avec un opérateur agréé. Sans agrément, pas de médiation ANJ : le joueur doit s’adresser au Curaçao Gaming Control Board, dont l’efficacité en France n’est pas mesurée. C’est un point qui pèse peu quand tout va bien, et tout quand un retrait n’arrive pas.

Pourquoi un Curaçao ne remplace pas l’IVJ

Un casino Curaçao peut proposer sa propre auto-exclusion — il le fait souvent, dans une logique de conformité locale. Mais cette auto-exclusion locale ne couvre que la marque sur laquelle le joueur s’est exclu. S’il joue chez deux Curaçao, il doit s’exclure deux fois. S’il change de marque, il recommence.

L’IVJ est nationale et transversale : une seule inscription bloque tous les opérateurs agréés, pour trois ans minimum, sans frais. C’est l’outil que l’ANJ a conçu pour qu’un résident français n’ait pas à choisir entre son budget, son temps et la liste des marques qu’il connaît. Sans agrément, cet outil n’existe pas.

Coût réel pour un joueur français : ce que la licence Curaçao ne couvre pas

Le coût d’un casino Curaçao pour un joueur français n’est pas dans le prix du jeu. Il est dans l’absence de filet. Trois scénarios concrets illustrent ce que cela représente.

Premier scénario : un joueur gagne 800 € sur une machine à sous et demande un retrait. L’opérateur Curaçao applique ses propres conditions de vérification — pièce d’identité, justificatif de domicile, parfois un selfie avec la pièce d’identité. Le délai varie de un à sept jours, selon la marque. Si un document est refusé, le retrait peut être suspendu indéfiniment. L’opérateur agréé ANJ a des obligations précises sur ces délais.

Deuxième scénario : un joueur reçoit un bonus de bienvenue avec une condition de mise de 35 fois le bonus. Pour 100 € de bonus, il faut miser 3 500 € avant de pouvoir retirer. Sur un slot à 96 % de RTP, l’espérance mathématique de perte pendant ces 3 500 € de mises est d’environ 140 €. C’est ce que coûte le bonus avant que le retrait ne soit possible. La règle est la même sur un Curaçao et sur un agrément ANJ, mais sur un Curaçao, le joueur n’a aucun recours si la marque change unilatéralement les conditions après l’inscription.

Troisième scénario : un joueur perd le contrôle de son jeu et décide de s’auto-exclure. S’il est sur un Curaçao, il doit s’exclure marque par marque. S’il change pour un autre Curaçao, il recommence. S’il est sur un agrément ANJ, une seule démarche IVJ le bloque partout pour trois ans minimum.

Le coût d’absence d’agrément ne se voit pas tant que le jeu se passe bien. Il se voit quand quelque chose se passe mal.

Domaines bloqués par marque dans le palmarès : ce que les chiffres disent

Le palmarès ci-dessus donne une image statique. Le fichier CSV de l’ANJ permet de regarder aussi la dynamique. Pour les cinq marques du palmarès, voici l’écart entre la première et la dernière décision de blocage enregistrée dans le CSV :

LeonBet et Betify montrent la plus grande longévité dans le fichier CSV. MyStake et Lucky Treasure montrent une fenêtre d’activité connue plus courte, mais cela ne signifie pas une activité plus faible : le fichier est mis à jour par décisions ponctuelles, et une marque peut continuer à recevoir des blocages sans que cela apparaisse dans le CSV avant la prochaine mise à jour.

Pour un joueur français qui voudrait éviter les marques les plus visibles dans la liste noire, le critère « ancienneté » ne fonctionne pas : MyStake est plus ancienne dans le fichier que LeonBet, sans être moins exposée. Le critère « récence du dernier blocage » est plus utile : il identifie les marques dont la pression administrative est encore active.

Le statut juridique d’un joueur français sur un Curaçao

Le droit français ne reconnaît pas un agrément Curaçao comme suffisant pour offrir des jeux d’argent à un résident français. Pour le joueur, cela ne crée pas une infraction — la loi française ne punit pas le résident qui joue, elle punit l’opérateur qui propose l’offre et l’éditeur qui la promeut. Mais cela prive le résident des protections offertes aux joueurs des opérateurs agréés.

Concrètement, un résident français qui joue sur un Curaçao se trouve dans une zone grise à plusieurs égards : sa banque peut refuser une transaction vers un opérateur non agréé (c’est une politique bancaire, pas une obligation légale), son gain est imposable selon le régime des gains exceptionnels (en France, les gains de jeux d’argent sont en principe exonérés d’impôt sur le revenu pour les joueurs occasionnels, mais un gain massif reste susceptible de contrôles), et son recours en cas de litige passe par le régulateur Curaçao.

Ce n’est pas un statut pénal, c’est un statut sans filet. La nuance compte : aucune disposition légale française ne place le joueur résident en infraction, mais aucune disposition ne le protège non plus.

Comment l’ANJ construit la liste noire et ce que le joueur doit en retenir

Le fichier CSV de l’ANJ est publié sur le site ressources.anj.fr. Il est mis à jour par décisions administratives successives. Chaque ligne correspond à un couple « marque / URL / date de décision ». Le format CSV n’est pas lisible comme une base de données classique : il faut le télécharger et l’ouvrir dans un tableur ou un outil CSV pour exploiter les données.

Trois points à retenir pour un joueur :

Pour vérifier si une marque est bloquée, le joueur peut consulter la page officielle de l’ANJ ou télécharger le CSV. Pour vérifier si elle est agréée, il consulte la liste des opérateurs agréés. La règle est binaire : ce qui n’est pas sur la liste des agréés n’est pas agréé, même si la marque affiche une licence Curaçao.

Repères chiffrés au 22 septembre 2026

Trois chiffres résument la position du marché français en 2026 :

Ces chiffres ne décrivent pas une « guerre » entre l’ANJ et les opérateurs Curaçao : ils décrivent un cadre juridique verrouillé d’un côté et un afflux continu de l’autre. Pour un joueur français, ce qu’ils disent est simple : il n’existe pas de casino en ligne légal en France, et chaque Curaçao qui le touche s’expose à un blocage.

Ce qu’un résident français peut faire, concrètement

Pour un résident français qui souhaite jouer en ligne de manière légale, l’offre agréée couvre les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Winamax, PMU, Betclic, bet365, PokerStars, Bwin et leurs concurrents agréés tiennent cette offre. Pour un joueur qui cherche spécifiquement un casino en ligne, la voie légale n’existe pas en 2026.

Ceux qui s’inscrivent sur un Curaçao le font sans agrément, sans médiation ANJ et sans IVJ. Le coût de cette démarche n’est pas dans le jeu lui-même, mais dans l’absence de recours quand un retrait n’arrive pas, quand un bonus change de condition après coup, ou quand le joueur souhaite arrêter.

L’inscription à l’IVJ reste ouverte à tous les résidents français, gratuite, en ligne, et bloque l’accès aux opérateurs agréés pour trois ans minimum. Pour un joueur qui veut arrêter, c’est l’outil qui fonctionne sur le périmètre légal. Pour le périmètre Curaçao, ce joueur devra s’exclure marque par marque.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une licence Curaçao pour un casino en ligne ?

Une licence Curaçao est un agrément délivré par le Curaçao Gaming Control Board ou son prédécesseur, le Curaçao eGaming Licensing Authority. Elle permet à un opérateur basé à Curaçao d’offrir des jeux d’argent en ligne depuis Curaçao. Elle ne vaut pas agrément français et ne donne aucun droit face à l’ANJ : un casino Curaçao opérant vers la France est un opérateur offshore, pas un opérateur agréé.

Un casino sous licence Curaçao peut-il accepter des joueurs français ?

Aucun casino en ligne n’est agréable en France pour des machines à sous, roulette, blackjack ou baccarat. Une licence Curaçao ne change pas cette ligne. Les casinos Curaçao qui acceptent des joueurs français opèrent en dehors du cadre de l’ANJ et sont systématiquement inscrits sur la liste noire.

Pourquoi les casinos Curaçao apparaissent-ils sur la liste noire de l’ANJ ?

Parce qu’ils ciblent le marché français sans agrément. La loi française du 12 mai 2010 réserve les agréments en ligne aux paris sportifs, hippiques et au poker. Les casinos en ligne n’y figurent pas, et toute marque qui propose des jeux de casino à des résidents français commet une infraction que l’ANJ bloque par décision administrative.

Quelle est la différence entre une licence Curaçao et une licence ANJ ?

Une licence Curaçao est un agrément offshore, délivré par une autorité Curaçao, qui régule l’opérateur dans son propre cadre juridique. Une licence ANJ est un agrément français, délivré par l’Autorité nationale des jeux, qui régule l’opérateur en France et ouvre aux joueurs l’IVJ, la médiation et le plafonnement des dépôts. Pour un résident français, seule la licence ANJ donne accès aux protections offertes aux joueurs en France.

Jouer sur un casino Curaçao depuis la France est-il légal ?

Le résident français qui joue n’est pas en infraction pénale : la loi française sanctionne l’opérateur et l’éditeur publicitaire, pas le joueur. Mais le joueur n’a aucune des protections qu’aurait un joueur sur un opérateur agréé : pas d’IVJ applicable, pas de médiation ANJ, pas de plafond de dépôt encadré. Le jeu reste possible, mais sans filet.

Comment savoir si un site de casino Curaçao est bloqué en France ?

L’ANJ publie la liste noire sous forme de fichier CSV sur ressources.anj.fr. Une marque absente de la liste n’est pas nécessairement légale, puisque la liste est non-exhaustive. Pour vérifier l’agrément, la liste des opérateurs agréés sur le site de l’ANJ fait foi : ce qui n’y figure pas n’est pas agréé.

Produit par la rédaction de « Casino Argent Reel Info ».

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