Ce que coûte un bonus de casino 200% pour un joueur français en 2026
Un bonus annoncé à «200%» ne double pas la bankroll. Il la triple, sur le papier : 200 € déposés donnent 600 € à jouer, dont 400 € de bonus. La durée pendant laquelle ces 400 € restent jouables, le multiple de mise qu’il faut atteindre avant de pouvoir les retirer et le plafond de retrait qui plafonne la conversion de ce bonus en argent sortable forment le vrai prix. Une grande partie des sites qui vendent ce type d’offre à des joueurs français opèrent depuis l’étranger, hors du périmètre de l’ANJ — l’Autorité nationale des jeux — et la majorité d’entre eux figurent sur la liste noire publiée par cette autorité. Ce guide examine l’écart entre la promesse marketing et ce que le bonus coûte réellement, dans le cadre légal français actuel.

Données à jour au 18 octobre 2026, recoupées contre la liste noire de l’ANJ et le registre public des opérateurs agréés.
- Ce que dit la loi française sur les casinos en ligne
- Le doublement de dépôt : mécanique et vocabulaire
- Le wager, seul chiffre qui compte
- Calcul : bande de turnover pour deux offres nommées
- Top 5 des marques bloquées par l’ANJ atteignant les joueurs français
- Deux offres précisément documentées : Casino Extra et WINUNIQUE
- Comment choisir une offre de bonus 200% (ou s’en passer)
- Jeu responsable : ce qui protège, ce qui ne protège pas
- Moyens de dépôt et signal d’alerte
- Verdict
- Foire aux questions
Ce que dit la loi française sur les casinos en ligne
Le mot «casino» et la licence ANJ ne vont pas ensemble. La loi n’autorise l’ANJ à délivrer un agrément que sur trois verticales : les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne. Les machines à sous, la roulette, le blackjack et le baccarat ne sont pas des produits licenciables pour un opérateur privé en France — la raison invoquée est leur potentiel addictif, le poker étant au contraire assimilé à un jeu d’adresse.
La liste officielle des opérateurs agréés publiée par l’ANJ compte dix-sept entités juridiques, réparties uniquement sur ces trois verticales. Aucune marque de casino n’y figure et aucune ne peut s’y ajouter, parce que la catégorie elle-même n’existe pas dans le périmètre de l’agrément. Conséquence directe : tout site qui propose des jeux de casino à un joueur français est, par définition, non agréé. Une marque offshore qui affiche «agréé ANJ», «licenciée en France», «régulée par l’ANJ» ou simplement «légale» commet un mensonge, et la loi du 2 mars 2022 encadre la réponse publique à ce mensonge.
Le mécanisme de blocage ANJ
La loi du 2 mars 2022 donne au président de l’ANJ le pouvoir d’ordonner le blocage et le déréférencement des sites proposant ou faisant la publicité de jeux d’argent illégaux. La procédure est administrative, pas judiciaire : un enquêteur habilité dresse un procès-verbal, l’éditeur et l’hébergeur du site reçoivent une mise en demeure avec cinq jours pour présenter des observations, et un second procès-verbal suivi d’un blocage intervient si rien ne change.
Entre mars 2022 et la campagne d’information lancée par l’ANJ le 7 octobre 2024, le régulateur a pris 506 actes administratifs de blocage couvrant 2 365 URL — un volume présenté par l’ANJ comme près du double de ce que douze ans de procédures judiciaires avaient permis. La liste noire, publiée sous forme de fichier CSV et relue pour cette analyse le 17 septembre 2026, contenait 4 845 lignes réparties sur des marques et leurs domaines miroirs.
Le poids réel du marché illégal
L’étude PwC commandée par l’ANJ, dont le travail de terrain s’est déroulé entre janvier et mars 2023, a identifié 510 sites générant du trafic depuis le territoire français, dont 21 concentrant à eux seuls 60% de ce trafic. Les jeux de casino et les machines à sous représentaient 50% du trafic de l’offre illégale. Le produit brut des jeux de cette offre a été estimé entre 748 millions et 1,5 milliard d’euros, soit 5% à 11% du marché total français des jeux d’argent sur la période.

Deux chiffres font le reste du tableau. 79% du produit brut des jeux généré par l’offre illégale provenait de joueurs présentant des pratiques de jeu à risque. Environ 3 millions de personnes ont consommé une offre illégale au moins une fois par mois en 2023, dont la moitié sans savoir qu’il s’agissait d’une offre illégale — la campagne d’information de l’ANJ d’octobre 2024 reprend ce constat en parlant d’«un consommateur sur deux» ignorant le caractère illicite de l’offre consommée.
Publicité et responsabilité d’éditeur
Faire la publicité d’un site de jeu non agréé constitue une infraction pénale passible d’une amende de 100 000 €. Cette disposition s’applique aux éditeurs et aux affiliés, pas seulement aux opérateurs, ce qui borne directement la manière de parler de ces marques sur une page d’information : décrire et avertir, jamais relayer ni recommander.
Le doublement de dépôt : mécanique et vocabulaire
Un bonus de «200%» signifie que l’opérateur ajoute au dépôt un montant égal à deux fois ce dépôt, dans la limite d’un plafond. Sur un dépôt de 100 €, la bankroll créditée atteint 300 € — 100 € de dépôt, 200 € de bonus. Le plafond est presque toujours présent : un bonus affiché «200% jusqu’à 500 €» signifie que le doublement s’arrête à 500 € de bonus, donc à un dépôt de 250 € au-delà duquel l’opérateur n’ajoute rien.
Quelques conventions qu’on retrouve partout :
- Le bonus n’est jamais retirable directement. C’est un solde promotionnel, jouable mais non encaissable tant que les conditions de mise ne sont pas remplies.
- Le wager — multiple de mise — s’applique soit au bonus seul, soit au dépôt plus le bonus. La différence change radicalement le coût.
- Le plafond de retrait plafonne ce que le bonus peut convertir en argent retirable. Un bonus de 200 € gagné mais plafonné à 50 € de retrait signifie que 150 € restent dans le solde promotionnel à l’expiration.
- La durée de validité est presque toujours courte. Trente jours est un standard ; sept jours existe aussi.
- Les jeux éligibles ne sont pas tous équivalents : les machines à sous comptent généralement à 100% du wager, le blackjack et la roulette souvent à 10% ou sont exclus.
Un «bonus de bienvenue» est ce qui se déclenche au premier dépôt. Les «bonus de rechargement» sont des offres analogues sur les dépôts suivants. Les «tours gratuits» sont des sessions gratuites sur une machine à sous précise, généralement avec leur propre plafond de retrait.
Le wager, seul chiffre qui compte
Si le pourcentage de bonus est ce qui s’affiche, le wager est ce qui détermine le coût. Le wager est le multiple de mise que le joueur doit atteindre en misant avant que le bonus (et parfois le dépôt) ne se transforme en argent retirable.

Wager sur le bonus seul
Si le wager s’applique au bonus seul, un bonus de 200 € avec un wager de 30× impose 6 000 € de mise avant retrait. Sur des machines à sous à 1 € le tour, cela représente 6 000 tours. À cinq secondes par tour — rythme réel, pas théorique —, cela représente 30 000 secondes, soit 8 heures et 20 minutes de jeu effectif.
Wager sur le dépôt plus le bonus
Si le wager s’applique au total (dépôt + bonus), la formule change d’échelle. Pour un dépôt de 100 € assorti d’un bonus de 200 €, le total jouable est de 300 €. Un wager de 30× sur ce total impose 9 000 € de mise, soit 9 000 tours à 1 € — 12 heures et 30 minutes de jeu effectif. Le wager peut paraître identique ; l’assiette, elle, a presque doublé.
Coût statistique du bonus
Le bonus n’est pas gratuit : il a un prix statistique. Sur une machine à sous avec un RTP — retour au joueur — de 96%, l’écart entre la mise totale et le retour espéré est de 4% de la mise. Sur les 6 000 € de wager requis dans l’exemple ci-dessus, l’espérance de perte liée au playthrough est de 240 € — supérieur au bonus lui-même. Le bonus, en moyenne, coûte plus qu’il ne rapporte.
Calcul : bande de turnover pour deux offres nommées
L’arithmétique qui suit s’appuie sur deux offres précisément documentées dans les sources : Casino Extra (100% jusqu’à 350 €, plus 100 tours gratuits sur le premier dépôt) et WINUNIQUE (250% jusqu’à 3 000 €, plus 300 tours offerts), avec un wager de 35× rapporté pour MyStake par une fiche d’affiliation isolée et non recoupée.
Casino Extra : bonus 100% jusqu’à 350 €
Pour un dépôt qui maximise le bonus — 350 € — le joueur reçoit 350 € de bonus, soit une bankroll jouable de 700 €. Si l’on applique le wager de 35× rapporté pour MyStake comme ordre de grandeur de marché, le turnover requis se situe dans une bande de 12 250 € à 24 500 € selon que le wager s’applique au bonus seul (35 × 350 = 12 250 €) ou au total (35 × 700 = 24 500 €). À une mise de 1 € par tour, cela représente 12 250 tours (soit environ 17 heures de jeu) à 24 500 tours (soit 34 heures), au rythme de cinq secondes par tour.
WINUNIQUE : bonus 250% jusqu’à 3 000 €
Pour un dépôt qui maximise le bonus — 1 200 € — le joueur reçoit 3 000 € de bonus, soit une bankroll jouable de 4 200 €. Dans la même bande de wager, le turnover requis se situe entre 105 000 € (35 × 3 000) et 147 000 € (35 × 4 200). À 1 € par tour, cela représente 105 000 à 147 000 tours, entre 146 heures et 204 heures de jeu effectif. Le bonus est presque cinq fois plus gros que celui de Casino Extra ; le turnover à dégager est entre cinq et neuf fois plus élevé, et la durée de playthrough explose avec lui.
Lecture de la bande
La largeur de la bande reflète une incertitude réelle : on ne sait pas, pour Casino Extra ou pour WINUNIQUE, si le wager s’applique au bonus seul ou au dépôt plus le bonus, parce que cette précision n’est pas documentée sur les pages consultées. Pour MyStake, la fiche d’affiliation qui rapporte le 35× ne précise pas non plus cette assiette. Le chiffre exact du wager lui-même est, pour MyStake, une source unique non recoupée — l’accès direct à la plateforme a renvoyé une erreur HTTP 403 à chaque tentative, ce qui empêche la vérification sur la page officielle. La bande existe précisément parce que la condition qui la détermine n’est pas connue avec certitude.
Top 5 des marques bloquées par l’ANJ atteignant les joueurs français
Aucune des marques ci-dessous ne peut être agréée par l’ANJ pour ce qu’elle vend réellement : des jeux de casino en ligne à des joueurs français. Toutes figurent sur la liste noire publiée par le régulateur, qui est la source primaire vérifiable pour leur statut. Le tableau ci-dessous porte les domaines recensés par marque, les dates de première et dernière décision de blocage, telles que lues dans le fichier CSV publié par l’ANJ.
| Marque | Domaines recensés | Première décision | Dernière décision |
|---|---|---|---|
| ALEXANDER CASINO | 12 | 13/11/2024 | 19/02/2026 |
| BETIFY | 46 | 04/03/2024 | 26/05/2026 |
| MYSTAKE | 10 | 13/06/2022 | 26/04/2023 |
| LEONBET | 116 | 15/12/2023 | 20/11/2025 |
| LUCKYTREASURE | 7 | 14/06/2023 | 11/04/2024 |
Le volume de domaines varie fortement d’une marque à l’autre : LeonBet en concentre 116 — miroirs, redirections géographiques, domaines de remplacement après blocage — tandis que LuckyTreasure en concentre 7. Une marque qui réapparaît sous plusieurs domaines après chaque blocage signale une stratégie de contournement, pas une présence fortuite.
Alexander Casino — douze domaines, deux ans de pression
Alexander Casino est référencé sous douze domaines distincts dans la liste noire : Alexander Casino, alexander-casino.fr, alexander-casino.org, alexanderbonus.com, alexanderbonusplay.com, alexandercasino.bet et six autres. La première décision de blocage date du 13 novembre 2024, la plus récente du 19 février 2026. Le rythme des décisions — moins de dix-sept mois entre la première et la dernière — correspond à une marque qui change de domaine chaque fois qu’un blocage est pris.
Betify — quarante-six domaines, présence massive
Betify cumule quarante-six domaines bloqués : Betify-casino-officiel.com, betify-casino.com, betify-casino.fr, betify-fr.fr, betify-france.app, betify-france.casino et quarante autres. La fenêtre de blocage court du 4 mars 2024 au 26 mai 2026. Le volume de domaines, près de quatre fois supérieur à Alexander Casino sur la même période, signale une empreinte publicitaire plus agressive.
MyStake — chiffres contradictoires, site inaccessible
MyStake figure sous dix domaines dont fr.mybetstake.com, my-stake.casino, my-stake.fr, mybetstake.com, mystake.bet, mystake.cc et quatre autres. La première décision date du 13 juin 2022, la plus récente du 26 avril 2023. Mais la difficulté avec MyStake n’est pas dans la liste noire — elle est dans les chiffres du bonus. Les fiches d’affiliation consultées se contredisent fortement : certaines annoncent «153% jusqu’à 555 € plus 205 tours gratuits», d’autres «300% jusqu’à 1 500 €», d’autres «170% jusqu’à 1 000 €», d’autres encore «200 € ou 1 000 €». Aucune de ces annonces n’est vérifiable sur la page officielle, parce que l’accès direct à la plateforme a renvoyé une erreur HTTP 403 lors de deux tentatives distinctes.
Pour le dépôt minimum et le wager, une fiche d’affiliation isolée indique un dépôt de 24 € en général et de 20 € pour être éligible à l’offre de bienvenue, un wager de 35× à remplir sous 30 jours, une mise maximale de 5 € par tour pendant qu’un bonus est actif, et une licence Curaçao Gaming Authority sous le numéro OGL/2024/250/0115. Aucune de ces informations n’a pu être recoupée sur la page officielle — la fiche est une source unique, non vérifiée.
LeonBet — 116 domaines, le record du secteur
LeonBat totalise 116 domaines bloqués : leon-bet-casino-france.club, Leon.bet, leon.casino, leon.net, leon1.casino, leon100.bet et 110 autres. La première décision date du 15 décembre 2023, la plus récente du 20 novembre 2025. C’est le volume le plus élevé parmi les marques recensées ici — presque deux ans et demi de décisions successives sur un même nom commercial.
LuckyTreasure — sept domaines, fenêtre courte
LuckyTreasure apparaît sous sept domaines : Justluckytreasure.com, luckytreasure.com, luckytreasurecampaing.com, luckytreasureone.com, luckytreasureslots.com, luckytreasurevip.com et un autre. La fenêtre de blocage va du 14 juin 2023 au 11 avril 2024 — moins d’un an, ce qui correspond à une marque présente plus brièvement ou moins combative sur le marché français.
Deux offres précisément documentées : Casino Extra et WINUNIQUE
Ces deux marques sont les seules, parmi les marques bloquées étudiées ici, pour lesquelles une offre de bienvenue précise a pu être lue directement sur la page consultée. Les autres marques de la liste présentent des chiffres non vérifiables ou contradictoires.
Casino Extra : 100% jusqu’à 350 € + 100 tours gratuits
Casino Extra affiche «100% jusqu’à 350 €» plus 100 tours gratuits sur le premier dépôt, complétés par des bonus de 50% sur les deuxième et troisième dépôts. La marque est bloquée par l’ANJ sous au moins quatre domaines : casino-extra.org, casinoextra1.net, casinoextra2.com et casinoextra.info. Le site fonctionne exclusivement en cryptomonnaies — BTC, ETH, LTC, USDT, TRX — et n’accepte pas l’euro. Le délai de retrait annoncé est de 24 heures pour les cryptomonnaies.
La licence affichée en pied de page est «Anjouan Gaming Board — ALSI-142406012-FI1», au nom de l’entité Samaki Limited. Le multiplicateur exact de mise n’est pas précisé sur la page consultée — une omission qui interdit tout calcul de coût réel et qui place cette offre dans la catégorie des bonus dont les conditions sont à vérifier sur le contrat de jeu avant dépôt.
WINUNIQUE : 250% jusqu’à 3 000 € + 300 tours offerts
WINUNIQUE propose «250% de bonus jusqu’à 3 000 € + 300 tours offerts» sur le premier dépôt, complétés par une offre hebdomadaire de rechargement de 50% avec tours gratuits. La marque figure dans la liste noire de l’ANJ et la page consultée est winuniquecasinowin-fr.com/slots.
La licence affichée est «Curaçao eGaming (CEG), licence maîtresse n° 1668/JAZ», exploitée par l’entité Play Logia N.V. Le site indique une limite de retrait hebdomadaire de 1 500 € et un cas observé de 14 jours de délai pour un retrait de 150 €, avec un rejet initial lié à la vérification KYC — c’est-à-dire la procédure de connaissance-client qui vérifie l’identité du joueur. Le dépôt minimum n’est pas fiablement vérifiable sur la page consultée.
Validité des deux offres : ce que confirme la source
Le tableau ci-dessous croise l’offre affichée, la devise acceptée et la fiabilité de la donnée telle qu’elle a pu être vérifiée pour cette analyse.
| Offre | Pourcentage et plafond | Devise acceptée | Fiabilité de la donnée |
|---|---|---|---|
| Casino Extra | 100% jusqu’à 350 € + 100 tours | Cryptomonnaies uniquement (BTC, ETH, LTC, USDT, TRX) | Recoupée (page officielle + licence visible) |
| WINUNIQUE | 250% jusqu’à 3 000 € + 300 tours | Multi-devise, mais retrait plafonné à 1 500 €/semaine | Recoupée (page officielle + licence visible) |
La devise acceptée change la lecture de l’offre : un bonus de 350 € sur un compte qui ne peut ni déposer ni retirer en euros oblige à une conversion crypto-fiat à chaque étape, et le coût de cette conversion est à la charge du joueur.
Comment choisir une offre de bonus 200% (ou s’en passer)
Une offre de bonus n’est jamais gratuite : elle se paie en temps de jeu, en wager et en plafond de retrait. Pour un joueur qui cherche une offre de «200%», les critères à examiner se déclinent en quatre questions, dans l’ordre où elles pèsent le plus sur le coût final.
Jeu responsable : ce qui protège, ce qui ne protège pas
L’Interdiction Volontaire de Jeux (IVJ) est le dispositif national d’auto-exclusion. La durée minimale est de trois ans ; passé ce délai, l’interdiction se prolonge indéfiniment tant que la personne n’a pas explicitement demandé sa levée à l’ANJ. Depuis mai 2026, la procédure est entièrement en ligne et gratuite, avec une vérification d’identité renforcée par IDnow — téléchargement d’une pièce d’identité et selfie dynamique — et le blocage prend effet dans les 72 heures sur l’ensemble des opérateurs agréés. Le rapport annuel 2025 de l’ANJ, publié en mars 2026, a comptabilisé 23 400 nouvelles auto-exclusions sur l’année.
Ce que l’IVJ ne couvre pas est aussi important que ce qu’elle couvre : le dispositif ne protège que les casinos physiques, les clubs de jeux et les sites en ligne agréés par l’ANJ — paris sportifs, paris hippiques, poker, FDJ, PMU. Un joueur inscrit à l’IVJ n’est pas protégé sur les sites offshore, parce que ces sites ne sont pas raccordés au système. L’auto-exclusion est un outil du périmètre français agréé, et le périmètre français agréé exclut précisément le casino en ligne.
Les opérateurs agréés doivent par ailleurs proposer des outils de modération — plafonds de dépôt, de mise et de durée que le joueur fixe lui-même. L’ANJ a demandé en 2025 aux opérateurs agréés des plans d’action renforcés contre le jeu excessif, avec des objectifs courant jusqu’en 2027. Ces outils ne s’appliquent pas aux marques offshore.
Moyens de dépôt et signal d’alerte
Les moyens de dépôt utilisés par les casinos offshore visant les joueurs français sont un indicateur, pas une preuve. Cashlib est un coupon acheté en point de vente entre 5 € et 100 €, avec un plafond d’achat de 1 000 €, et ne sert qu’à approvisionner un compte — jamais à retirer. Neosurf est une autre plateforme de paiement sans carte bancaire, qui a fait l’objet d’une amende de la CNIL selon le média Next. Ces deux moyens sont couramment acceptés par les marques offshore parce qu’ils court-circuitent le signalement bancaire.
Ce ne sont pas des preuves de dangerosité : ce sont des indices sur le type de population qu’un casino vise quand il les met en avant.
Verdict
Un bonus de «200%» sur un casino en ligne atteint en France en 2026 coûte, en moyenne, plus qu’il ne rapporte — c’est la conclusion arithmétique du playthrough face à l’espérance de perte. Les sites qui vendent ces offres ne sont pas agréés par l’ANJ et ne peuvent pas l’être, parce que les jeux de casino en ligne ne sont pas licenciables en France. La majorité des marques atteignant les joueurs français figurent sur la liste noire publiée par le régulateur, sous des domaines miroirs qui se renouvellent après chaque décision de blocage. La protection offerte par l’IVJ ne s’étend pas à ces marques. Le choix d’y jouer ou non est personnel ; le coût, lui, est arithmétique et documenté ici.
Foire aux questions
Un bonus de 200% double-t-il vraiment la bankroll ?
Non. Un bonus de 200% triple la bankroll créditée : 100 € déposés donnent 300 € jouables — 100 € de dépôt, 200 € de bonus. Le bonus n’est pas retirable directement ; il devient retirable une fois les conditions de mise remplies.
Combien de temps faut-il pour dégager un bonus de 200% ?
La durée dépend du wager et de l’assiette sur laquelle il s’applique. Pour un bonus de 200 € avec un wager de 30× sur le bonus seul, il faut environ 6 000 tours à 1 € — 8 heures de jeu effectif au rythme de cinq secondes par tour. Si le wager porte sur le dépôt plus le bonus, la durée peut doubler.
Le wager s’applique-t-il au bonus seul ou au dépôt plus le bonus ?
Cela dépend de l’offre et c’est rarement explicité sur la page de promotion. La même formule «30×» peut signifier un coût presque double selon l’assiette. Cette information se trouve dans les conditions générales, pas sur la bannière d’accueil.
Pourquoi les sites de casino en ligne ne sont-ils pas agréés par l’ANJ ?
Parce que les jeux de casino en ligne ne sont pas licenciables en France pour un opérateur privé. L’ANJ peut délivrer un agrément sur trois verticales seulement : les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. La raison invoquée est le potentiel addictif des jeux de casino, le poker étant assimilé à un jeu d’adresse.
L’auto-exclusion IVJ protège-t-elle sur les casinos offshore ?
Non. L’IVJ protège sur les casinos physiques, les clubs de jeux et les sites agréés par l’ANJ — pas sur les sites offshore, qui ne sont pas raccordés au système. Un joueur inscrit à l’IVJ n’est pas protégé sur ces sites.
Comment reconnaître un casino offshore bloqué par l’ANJ ?
La liste noire publiée par l’ANJ est un fichier CSV public mis à jour régulièrement. Elle recense, pour chaque marque, les domaines bloqués, la date de la première décision de blocage et la date de la décision la plus récente. Toute marque qui propose des jeux de casino à des joueurs français figure sur cette liste — par définition, aucune ne peut être agréée.
Le wager porte sur quoi ?
Si le wager porte sur le bonus seul, l’assiette est petite ; s’il porte sur le dépôt plus le bonus, elle est presque toujours plus grande. La même formule «30×» peut signifier un coût double, voire triple, selon l’assiette. Cette information est presque toujours cachée dans les conditions générales plutôt qu’annoncée sur la page de promotion — c’est la première chose à vérifier.
Quel est le plafond de retrait ?
Un bonus de 500 € avec un plafond de retrait de 50 € convertit 500 € de solde promotionnel en 50 € d’argent retirable au mieux. Le plafond, quand il existe, est presque toujours plus bas que le bonus lui-même — c’est la condition qui transforme un bonus généreux en «arnaque légale».
Quel est le RTP des jeux éligibles ?
Un wager se remplit plus vite et moins coûteusement sur des jeux à RTP élevé. Une machine à sous à 96% coûte 4% de la mise en espérance de perte ; une autre à 88% coûte 12%. Sur 6 000 € de wager, l’écart d’espérance de perte est de 480 € — supérieur au bonus lui-même dans le scénario de l’exemple précédent.
Quelle est la durée de validité ?
Une durée courte (sept jours) concentre le playthrough et augmente la probabilité de tout perdre avant d’avoir atteint le wager. Une durée longue (trente jours) laisse plus de marge. La durée apparaît souvent dans les petits caractères, en bas de la page de promotion.
Ce que coûte un bonus de casino 200% pour un joueur français en 2026 — Plus sur ce sujet sur casino argent reel.
Voir aussi Casino avec bonus 300 % en France.
